Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir en Egypte depuis 2013, a annoncé lundi soir se présenter à la présidentielle de décembre, un scrutin sur fond de crise économique qui s’annonce plus ardu que les précédents.
A l’issue d’une conférence durant laquelle il a déroulé « dix ans de succès », il a dit vouloir « se présenter pour continuer à rêver avec un nouveau mandat ». J’invite « tous les électeurs à voter, et ce, même si ce n’est pas pour moi », a-t-il ajouté.
Alors que ses concurrents dénoncent des « attaques » contre leurs partisans, des milliers de personnes soutenant le chef d’Etat avaient été acheminées par bus vers des places dans toutes les grandes villes où leur liesse était retransmise en direct sur la scène où Sissi parlait.
Les proches de plusieurs leaders de partis historiques assurent avoir recueilli les 20 signatures de députés nécessaires pour postuler à la magistrature suprême.
Il lui en faut 25.000 pour faire valider sa candidature et depuis une semaine, il sillonne le pays pour accompagner ses partisans qui vont faire enregistrer les signatures dans les administrations.
Sissi a prévenu samedi les 105 millions d’Egyptiens, déjà étranglés par une inflation à 40% et une dévaluation de 50%, qu’il fallait qu’ils fassent des « sacrifices », rappelle l’AFP.
Egypte : Sissi postule pour un troisième mandat
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