La Turquie, qui s’est rapprochée d’Israël ces dernières années tout en continuant d’entretenir de bonnes relations avec le Hamas, active sa diplomatie pour tenter de mettre fin à l’escalade de la violence. Recep Tayyip Erdoğan s’est entretenu lundi avec le président israélien Isaac Herzog et avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Le président turc a renouvelé ses appels à la « retenue » et son offre de médiation.
Face à l’escalade meurtrière entre Israël et le Hamas, la Turquie s’efforce de maintenir un certain équilibre dans l’espoir de contribuer à l’établissement d’un dialogue entre belligérants.
Le Caire, pour sa part, a entamé des contacts avec les factions palestiniennes armées de Gaza et des responsables israéliens en vue de tenter de procéder à un échange de prisonniers. Ce sont les services de renseignements égyptiens qui procèdent à la tentative de médiation entre les deux parties. Des services qui depuis une bonne vingtaine d’années gèrent le dossier mouvements palestiniens armés et responsables israéliens.
Du fait de leurs bonnes relations avec toutes les parties, les services de renseignements égyptiens ont déjà réussi à plusieurs reprises à faire accepter une accalmie puis une trêve entre Palestiniens et Israéliens lors de conflits passés. Toutefois, on estime au Caire, que parvenir à une accalmie dans les prochains jours est peu probable vu l’ampleur du conflit. Parallèlement, le président égyptien et le ministre des Affaires étrangères ont entrepris une série de contacts avec toutes les parties qui pourraient avoir une influence sur l’un ou l’autre des belligérants. Notamment les Américains, les Européens, les Turcs et les Qataris.
Guerre Israël-Hamas: Les présidents turc et égyptien cherchent à faire office de médiateurs
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