L’évasion des cinq terroristes de la prison de Mornaguia, annoncée mardi 31 octobre, par le ministère de l’intérieur a suscité des réactions diverses, collectées par Radio Diwan FM.
L’expert sécuritaire Ali Zaramdini, ancien colonel de la Garde nationale, a appelé à l’engagement d’une enquête globale partant des premiers éléments et arrivant à la détermination des responsabilités. Il a été d’avis que l’évasion montre une carence au niveau des renseignements dans l’institution pénitentiaire, car, a-t-il estimé, théoriquement, ces terroristes ne pouvaient pas s’évader de la prison de Mornaguia sans complicité de l’intérieur et une connivence à l’extérieur, car cette prison est hautement sécurisée.
Les coupables devraient être présentés à la justice pour être punis, a-t-il dit, insistant néanmoins sur la nécessité d’éviter toute précipitation et d’approfondir les recherches et les investigations sur l’affaire afin de parvenir à la vérité.
De son côté, l’avocat Samir Dilou, d’obédience nahdhaouie, a indiqué que cette évasion est quasi impossible sans complicité et sans assistance, ajoutant que l’affaire est très grave, car les évadés sont des dirigeants dans les mouvances terroristes et impliqués dans des actes terroristes et des assassinats. La question qui interpelle est comment ont-ils pu s’évader en groupe ?.
Le député à l’ARP et membre du Parti des patriotes démocrates unifié, Yassir Gourari, a souligné que nous sommes devant une opération d’envergure mettant en évidence l’existence d’infiltrations et de complicité caractérisée.
Il a estimé que l’opération vise la Tunisie, notant que les limogeages décidées suite à cette carence sont importants mais ne suffisent pas et doivent être soutenus par d’autres mesures en faveur du renforcement de la sécurité du pays, la protection des citoyens et des familles des martyrs Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.








