Le chef de la police kényane a démissionné, plus de deux semaines après des manifestations meurtrières contre un projet de loi de finances violemment réprimées par les forces de l’ordre, a annoncé vendredi 12 juillet 2024 le porte-parole de la présidence Hussein Mohamed. Le président kényan William Ruto a « accepté la démission de Japhet Koome », a indiqué le communiqué. Mais cela pourrait ne pas suffire à calmer la jeunesse, de nouveaux corps ayant été découverts près d’un poste de police.
Aux yeux des manifestants, il était vu comme le responsable des violences policières qui ont émaillé le mouvement de contestation de la loi de finances, rapporte RFI.
Le 25 juin, des manifestations contre de très contestés projets de nouvelles taxes avaient dégénéré, de jeunes manifestants prenant d’assaut le Parlement. La police avait tiré à balles réelles sur la foule.
Selon la Commission nationale kényane des droits de l’Homme (KNHCR), 39 personnes sont mortes depuis la première manifestation le 18 juin. De nombreuses organisations de défense des droits humains ont alors critiqué les méthodes employées par les forces de l’ordre et demandé l’ouverture d’enquêtes.
Kenya: Le chef de la police démissionne après les manifestations meurtrières
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