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Quid du Qui ?

Le jeudi 18 juillet 2024, le chef de tout l’Etat a reçu le ministre de l’intérieur Khaled Nouri et le SE chargé de la Sécurité nationale Soufiene Bassadok. Officiellement, « la réunion a discuté de la situation générale en matière de sécurité dans le pays, en particulier de la nécessité de retrouver ceux qui sont à l’origine des coupures d’eau et d’électricité dans de nombreuses régions pour aggraver la situation, et de la justification selon laquelle le réseau de distribution d’eau est usé est inacceptable et le fonctionnement de ces réseaux continue de façon normale dans certaines régions, alors que la distribution d’eau arrêtée dans certaines zones ? La Tunisie a connu des années difficiles, mais ce qui se passe aujourd’hui, est inédit dans certaines régions », disait Kais Saïed, dont l’aversion au complotisme est avérée autant que tenace.

–    Qui est responsable dans une Sonede toujours sans PDG ?

On ne sait pas si on a dit à Kais Saïed, qui n’a presque jamais visité la région de Sousse d’où est issu son ministre de l’Intérieur, que l’eau est depuis des années rationnée dans la région, chaque jour à partir de 18 heures, dans cette région hautement touristique, où séjournent des vacanciers algériens, européens et tunisiens aussi en grand nombre. Mais la presse (voir photo de gauche parue dans un quotidien de la place) en a parlé, sans aucune réponse de l’unique distributeur d’eau qu’est la Sonede.

La réponse à la question du président de la république de savoir qui est derrière les coupures de l’eau, soulevée jeudi dernier par Kais Saïed qui a pourtant renvoyé le PDG de cette entreprise publique (20 juillet 2023 Mosbah Helali, remplacé par Ahmed Soula, qui sera le 2 juillet 2024 renvoyé), est donc la Sonede qui est actuellement sans PDG, au moins pour la région de Sousse ! Y aurait-il d’autres coupables de la région même du Sahel que les services de sécurité n’auraient pas encore débusqués ? Mardi prochain le ministre de l’Agriculture parlerait de l’eau de la Sonde et on en saurait un peu plus!

–    Réponse à Mabrouk Korchid ?

On va passer sur les questions de savoir qui est président du pays, où il connaît tout, de tout et de tous ? La question, de qui a les réponses aux questions que se pose la plus haute autorité de l’Etat en Tunisie, si lui n’en saurait rien ? Le peuple qui lui a confié toutes les manettes du pays pour qu’il le gouverne en bon père de famille, ou lui-même qui est à la tête de toutes les structures de renseignement du pays ?
On va revenir sur la déclaration du chef de l’Etat, qui dénonçait « celui qui se tient derrière ceux qui perturbent les déplacements d’un certain nombre de personnes à l’étranger et impute cela de manière fausse et calomnieuse au président de la République ».
Une déclaration, manifestement en réponse à la vidéo d’un ancien ministre en fuite à l’étranger, dont les enfants et la femme auraient été interdits de voyage. Un ancien ministre qui avait oublié que d’autres parents se voient toujours interdits de voyager pour rejoindre leurs enfants mis sur une liste internationale de criminels recherchés par Interpol pour la seule accusation d’avoir suivi, enfants de bas âge, leurs parents du temps où il était ministre homme politique influent entre 2011 et 2019.

–    Qui fait les fichés S17 ?

Devant ses ministres, le président constitutionnaliste affirmait jeudi dernier, que « la liberté de circulation, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, est garantie par la Constitution, sauf en cas de mesure aux frontières ou d’interdiction de voyager par le ministère public, non comme il s’est passé pour nombre de personnes, qui n’avaient été autorisés à quitter le territoire qu’après le décollage de leurs avions ». Des révélations, faites pour la 1ère fois par le président de la République, qui oubliait que Korchid précisait que les autorités portuaires demandaient une autorisation écrite par un ministère public qui ne la donnait pas. Et il est connu, mais non vérifié pour absence d’une source officielle auprès de qui le faire, que les interdits de voyage aux aéroports se faisaient généralement dire que la décision finale pour les fichés S17 qui est une interdiction d’embarquement, une procédure civile non-officielle appliquée par des agents du ministère de l’intérieur, revenait à Carthage, comme le croit l’ancien ministre et le disent plusieurs interdits d’embarquer !  
Kais Saïed, le chef de tout l’Etat semblait jeudi dernier tomber des nues. Ne le savait-il pas ? Qui alors pourrait le savoir ?

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