D’une fermeture à l’autre, ponctuée pzr autant de réouvertures, le point de passage frontalier de Ras Jdir ne semble pas devoir déroger à ce cycle qui perturbe l’ordonnance de don organisation comme de son fonctionnement, avec toutes les retombées que l’on peut imaginer sur les utilisateurs aussi bien libyens que tunisiens.
Pour l’heure, et depuis ce week-end, c’est d’une énième reprise du trafic qu’il s’agit, telle qu’annoncée par une délégation officielle tuniso-libyenne.
Cette reprise intervient à l’issue d’une série de rencontres entre les deux parties, tenues dans l’objectif de garantir les meilleures conditions et la fluidité des mouvements commerciaux, d’une manière qui sert les commerçants et l’économie des deux pays.
A cet effet, le directeur régional des douanes à Médenine, Issam Zreik, a indiqué que le mouvement commercial reprend à partir de samedi, promue par de nouvelles facilités adoptées du côté libyen à travers la création d’un couloir consacrée au trafic de commerce, laquelle mesure se répercutera par effet de ricochet de manière positive sur la partie tunisienne.
A titre de rappel, le trafic commercial au niveau du poste frontière de Ras Jedir avait été interrompu par une décision libyenne depuis mars dernier, dans l’intention de réorganiser les couloirs commerciaux au point de passage et d’imprégner de fluidité la circulation des marchandises, sur les bases de nouvelles mesures organisationnelles.
L’apport du SSA
De nouvelles mesures organisationnelles, et pas uniquement au niveau comme en témoigne l’intensification des patrouilles le long de la frontière entre la Libye et la Tunisie, et ce afin de « lutter contre les activités illégales et de renforcer la sécurité, le dispositif de soutien à la stabilité (SSA) de Nalout », une ville située à 269 km de Tripoli, précise le site Libyan Express, qui ajoute ces opérations se concentreront sur les zones désertiques reculées, connues pour la contrebande et les passages illégaux.
Le SSA a souligné le rôle essentiel que joue la sécurité des frontières dans la sauvegarde du pays nation, la décrivant comme la « première ligne de défense » contre des menaces telles que la contrebande d’armes et de drogues, et l’infiltration d’éléments terroristes.
« La sécurisation des frontières contribue à renforcer la stabilité interne en luttant contre la criminalité transfrontalière et en imposant la souveraineté de l’État libyen sur l’ensemble de ses territoires », a déclaré l’appareil de soutien à la stabilité dans un communiqué.
Ces patrouilles renforcées sont les dernières d’une série de mesures destinées à renforcer la sécurité des frontières libyennes. Le gouvernement collabore également avec les autorités tunisiennes pour relever ces défis communs.
Créé en 2021, le dispositif de soutien à la stabilité (SSA) est un organisme gouvernemental libyen chargé de la sécurité intérieure. Il a pour mission de protéger les fonctionnaires et les bâtiments du gouvernement, de participer aux opérations de combat et d’appréhender les personnes soupçonnées d’atteintes à la sécurité nationale.
Sfax en première ligne
La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax a confirmé sa contribution à la gestion de la zone franche de Ben Guerdane, qui a été créée par l’Etat début 2024, et qui organisera les transactions entre les acteurs économiques en Tunisie et leurs homologues en Libye et d’autres acteurs économiques en Afrique.
La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax a abrité, un forum intitulé « Mécanismes de financement des exportations vers la Libye », avec la participation de représentants de plus de 30 institutions économiques affiliées à la chambre.
Le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, Hisham Elloumi, a indiqué, en marge du forum, qu’il s’agit d’une occasion pour rencontrer les acteurs économiques actifs dans le sud, notamment la région de Sfax, avec les cadres de la Banque tuniso-libyenne, dans le but de se faire une idée sur les perspectives d’exportation vers la Libye et les mécanismes disponibles dans ce domaine, et surtout d’écouter les préoccupations de ces acteurs économiques en matière d’échange commercial vers le territoire libyen et d’autres pays africains.
Elloumi a rappelé les relations de longue date qui lient la Chambre de Commerce et d’Industrie de Sfax avec les chambres situées en Afrique, telles que la Libye et l’Algérie, en raison de la proximité géographique, et à la lumière de la tendance économique mondiale. Le programme du forum comprenait trois thèmes : La première a porté sur la situation actuelle en Libye en ce qui concerne l’ouverture des crédits, la deuxième sur le règlement financier des exportations, et la troisième a été consacrée à la discussion des sujets proposés.








