L’agence Moody’s a dégradé la note souveraine de la France, au vu de la « fragmentation politique » du pays, peu propice selon elle au rétablissement rapide des finances publiques.
Moody’s a abaissé sa note Aa2, qui était assortie d’une « perspective négative » signalant une dégradation probable à plus ou moins brève échéance, à Aa3, avec perspective stable.
L’agence, qui classait la France jusque-là légèrement au-dessus de ses concurrentes, les rejoint: S&P classe la France AA- avec perspective stable, et Fitch AA- avec perspective négative. Le tout reflète encore cependant une bonne, voire haute, qualité de crédit.
L’agence s’est inquiétée à plusieurs reprises de la situation d’incertitude politique qui a saisi la France depuis la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée le 9 juin par le président Emmanuel Macron.
La mise sous perspective négative de la précédente note date de fin octobre seulement, et Moody’s avait fait savoir le jour-même de la censure du gouvernement de Michel Barnier, le 4 décembre, que cet évènement ne pouvait être que « négatif » pour la note de crédit de la France.
Bercy semblait néanmoins ne pas s’attendre à une nouvelle action aussi rapide, dont le ministre de l’Economie et des Finances Antoine Armand a aussitôt « pris acte ».
Pour Moody’s, les finances publiques de la France seront « considérablement plus faibles » dans les trois prochaines années que ce qu’elle prévoyait auparavant, en raison d’une « fragmentation politique plus susceptible d’empêcher une consolidation budgétaire significative ».
Elle juge la probabilité « faible » de voir le prochain gouvernement « réduire durablement l’étendue du déficit budgétaire au-delà de l’année prochaine ».
Moody’s dégrade la note souveraine de la France
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