Le Maroc a commencé à importer du riz pour pallier l’insuffisance de la production nationale, principalement due à la sécheresse.
Les premières cargaisons devraient arriver ce mois-ci, le pays se tournant vers les fournisseurs mondiaux pour stabiliser les prix du marché local.
En réponse à la fluctuation des prix des denrées alimentaires, le ministère de l’industrie et du commerce a autorisé l’importation de 55 000 tonnes de riz, en suspendant les droits de douane et la taxe sur la valeur ajoutée sur ces importations.
Cette mesure temporaire, en vigueur depuis le 1er janvier, vise à stabiliser le marché local et à protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Cependant, bien qu’elle réponde à la pénurie immédiate, elle n’offre qu’une solution à court terme et ne constitue pas une solution durable pour l’industrie du riz.
La production de riz du Maroc a chuté de manière drastique en raison de la sécheresse actuelle, passant de 55 000 tonnes en 2023 à seulement 7 000 tonnes cette année. Cette forte baisse contraste avec la moyenne de 74 000 tonnes enregistrée en 2021 et 2022.
Les régions du Loukkos et du Gharb, qui sont traditionnellement les premières productrices de riz du pays, ont vu leurs surfaces cultivées se réduire à moins de 900 hectares. Le Gharb, qui était autrefois un important contributeur, n’a signalé aucune production cette année.
Un récent rapport de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) avertit que « le Maroc, l’un des pays d’Afrique du Nord les plus exposés à la sécheresse, est confronté à une grave crise qui menace son agriculture et sa sécurité alimentaire ».
Le Maroc importe 55 000 tonnes de riz exonérées de taxes
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