AccueilLa UNEUn programme spécifique pour renforcer le système des barrages

Un programme spécifique pour renforcer le système des barrages

La plupart des systèmes des barrages fonctionnent normalement, à l’exception de certains ouvrages qui souffrent d’un niveau élevé de sédiments, a affirmé le Directeur de la direction de l’irrigation au ministère de l’Agriculture , Kamel Meddeb.

Ila  ajouté dans un entretien avec TAP que le département de l’Agriculture œuvre à mettre en place des unités de dessalement, précisant, à ce sujet que le  coût de construction d’une station de dessalement de l’eau varie entre 1 et 1,5 milliard de dinars, sachant, par ailleurs, qu’il dispose d’un programme complet pour renforcer le rôle des barrages et réutiliser les eaux traitées.

Evoquant les programmes du département de l’Agriculture relatifs aux barrages, il a souligné que des mesures ont été prises pour résoudre le problème du colmatage de certains canaux, faisant savoir que les sédiments dans les barrages ont contribué à la baisse des réserves en eau.

Il a ajouté que le ministère œuvre, ainsi, à résoudre ce problème soit en surélevant les barrages ou par la construction de nouveaux barrages supérieurs, à l’instar du barrage de Mellegue supérieur. Et de préciser que 36 barrages sont actuellement fonctionnels.

Les barrages tunisiens remplis à hauteur de 33,7%

Les barrages tunisiens se sont remplis, mercredi, à hauteur de 33,7%. Ce taux est estimé à 39% pour les barrages du nord, 28,9% pour les barrages du Cap Bon et 12,6% pour les barrages du Centre, d’après les données publiées par l’ONAGRI (Observatoire National de l’Agriculture).

Il s’agit d’une amélioration de 10,6% par rapport au 1er septembre 2024 (le taux de remplissage des barrage était alors de 23,1%). Nonobstant cette amélioration, les défis restent importants, en ce qui concerne la situation hydrique dans le pays, estime l’observatoire tunisien de l’eau (OTE).

Selon les statistiques de l’ONAGRI, le taux de remplissage a atteint 19,8% pour le barrage de Sidi Salem (Béja) et 70,4% pour le barrage de Sidi el-Barrak (Béja), qui constituent les deux plus importants barrages en Tunisie.

Au 5 février 2025, les réserves globales dans les barrages ont atteint 797,495 millions de m3, contre 768,916 millions de m3 au même jour de 2023. Pourtant, par rapport à la moyenne du même jour des trois dernières années (852,477 millions de m3), ces réserves sont en baisse de 54,982 millions de m3 .

Les réserves dans les barrages se répartissent à raison de 722,819 millions de m3 dans les barrages du Nord, 56,829 millions de m3 dans ceux du Centre et 17,847 millions de m3 dans les barrages du Cap Bon.

Les apports globaux aux barrages sur la période allant du 1er septembre 2024 au 5 février 2025 se sont établis à 557,317 millions de m3, marquant, encore, une baisse de 361,704 millions de m3 par rapport à la moyenne de la période (919,021 millions de m3).

A noter que la Tunisie est en proie à la sécheresse depuis cinq ans. Des études semblent confirmer la persistance de la sécheresse et une réduction sensible de la pluviométrie. Cette aridité prolongée a bien sûr une incidence sur les disponibilités hydriques aussi bien pour l’eau potable que l’eau destinée à l’irrigation.

Le gouvernement estime ainsi que l’une des priorités de la prochaine étape est de « rationaliser la consommation de l’eau et de faire pression sur la demande dans tous les secteurs, en plus de l’utilisation de ressources non traditionnelles », y compris le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées.

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