Respecter un calendrier serré, intensifier les forages et déployer des technologies de pointe : le gouvernement égyptien a annoncé avoir assigné dimanche 25 mai son cahier des charges à ExxonMobil à l’issue d’une réunion entre le premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et John Ardill, vice-président de la compagnie pétrolière internationale en charge de l’exploration.
Madbouly a demandé aux responsables d’ExxonMobil d’accélérer les forages dans les zones offshore Cairo et Masry en Méditerranée, où les études sismiques sont achevées.
Le premier ministre a également exigé que l’industriel lui soumette un plan de production détaillé, avec des échéances précises pour le démarrage de l’exploitation, tout en optimisant les procédures logistiques malgré les défis techniques liés aux eaux profondes, rapporte al-Ahram Hebdo.
Si le Premier ministre a salué ExxonMobil comme un « partenaire de confiance », il a aussi répété que les attentes du pays étaient élevées. L’Egypte mise sur les blocs Cairo et Masry pour affirmer ses ambitions de devenir un hub gazier méditerranéen.
John Ardill a assuré que la multinationale mobilisait tous les moyens pour respecter les délais. « Nous utilisons des technologies innovantes et doublons nos équipes sur le terrain », a-t-il déclaré, évoquant des investissements accrus pour identifier des réserves exploitables.
En échange du respect de son cahier des charges, l’Égypte promet de maintenir ses avantages fiscaux pour les investisseurs énergétiques, simplifier les autorisations administratives et soutenir logistiquement les opérations en mer.
ExxonMobil a annoncé en janvier la découverte d’un réservoir de gaz naturel lors des travaux de forage à « Nefertari-1 », dans le « Bloc Nord Maraquia » de la côte méditerranéenne, un mois après le début des opérations.
La compagnie américaine, qui joue un rôle majeur dans le secteur énergétique égyptien, a cédé une participation de 40 % à Qatar Energy en 2022.
L’Égypte avait lancé en 2023 un plan d’exploration gazière en Méditerranée et dans le delta du Nil, d’un montant de 1,8 milliard de dollars, en coopération avec ENI, Chevron, ExxonMobil, Shell et BP.
Ce plan, qui s’étale jusqu’à juillet 2025, vise à explorer 35 gisements de gaz naturel.
L’Egypte met la pression sur les forages d’ExxonMobil en Méditerranée
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