Donald Trump a une nouvelle fois déconcerté ses alliés de l’Otan, en restant évasif sur son engagement à les défendre, peu avant son arrivée mardi en début de soirée au sommet de l’Alliance à La Haye, pourtant réunie pour s’engager à dépenser plus, conformément à ses exigences.
L’article 5 peut « se définir de plusieurs façons », a-t-il lancé dans l’avion le transportant vers La Haye. Cet article, pierre angulaire de l’Alliance, pose le principe de défense mutuelle: si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.
Les 32 pays de l’Otan vont confirmer lors de ce sommet leur engagement à consacrer au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de sécurité d’ici 2035. Ce pourcentage a été réclamé par le président américain, faute de quoi il a menacé de ne plus défendre les « mauvais payeurs ».
En répondant à cette exigence, les pays européens de l’Otan espéraient en retour un engagement ferme des Etats-Unis, conformément à l’article 5 du traité de l’Alliance.
« Cinq, c’est le chiffre magique » du sommet: 5% et article 5, résumait un diplomate européen à Bruxelles peu avant ce sommet.
La durée du sommet a également été resserrée au maximum pour éviter tout impair et ne pas contrarier Trump, dont l’humeur est parfois versatile.
Sommet de l’Otan : Trump sème le doute sur la défense des alliés
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