Dans un contexte international où l’ambition climatique se renforce, la STB Bank a organisé, ce lundi 30 juin 2025, le Green Value Forum, un événement inédit de sensibilisation dédié à la transition bas carbone et à la compétitivité des entreprises tunisiennes.
Selon les initiateurs de ce rendez-vous, l’initiative s’inscrit dans la stratégie RSE de la STB, qui accompagne activement ses clients et partenaires face aux nouveaux défis réglementaires européens, notamment le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF)
Les objectifs escomptés de cette manifestation sont d’informer et sensibiliser les entreprises sur les enjeux du MACF et son impact sur l’export.
Il s’agit aussi d’expliquer la méthodologie du bilan carbone et les outils disponibles. De valoriser des retours d’expérience d’entreprises engagées dans la décarbonation.
C’est encore une occasion de présenter les solutions d’accompagnement et les innovations tunisiennes en matière de transition bas carbone.
A vrai dire, en tant que banque publique et pionnière, la STB Bank réaffirme son engagement en faveur du développement durable et de la compétitivité de ses clients.
Pourquoi ce forum ?
Le MACF représente un tournant pour les entreprises exportatrices, il impose une tarification carbone aux produits importés en Europe, impactant directement la compétitivité des industries tunisiennes. Anticiper ces exigences, c’est non seulement limiter les risques, mais aussi saisir de nouvelles opportunités : accès à des financements verts, conquête de nouveaux marchés, attractivité accrue pour les investisseurs.
Une approche globale
Dans la situation actuelle, les entreprises tunisiennes, notamment exportatrices, gagneraient à entamer et à accélérer les processus de décarbonation en prévision de l’entrée en vigueur, à partir de 2026, de la taxe carbone aux frontières de l’Europe.
Aux termes de cette règlementation, les importateurs sur le marché européens, devront déclarer les émissions liées à la production des produits importés et pourraient se voir contraintes de payer une taxe supplémentaire sur leurs exportations.
L’entreprise est appelée, pour décarboner, à déterminer, dès le début, les objectifs de mesure et de réduction des GES, de réaliser un bilan de ces émissions qui permettra de les calculer et de faire les suppressions directes et indirectes liées à son activité sur une année.
Par la suite, surtout si l’entreprise est exportatrice, il sera probablement nécessaire de quantifier l’empreinte carbone de ses produits pour répondre aux exigences internationales. Cela implique la mesure des émissions et séquestrations de GES tout au long du cycle de vie, depuis l’acquisition des matières premières ou leur génération à partir de ressources naturelles, jusqu’au traitement de fin de vie.
Le développement d’une stratégie bas-carbone est donc l’étape qui suit la quantification des émissions avec pour but de fixer des objectifs de réduction à moyen et long terme, en tenant compte notamment des trajectoires sectorielles ou nationales existantes, selon ce document, qui contient, aussi, une analyse des cadres nationaux mis en place en Italie, en Espagne et en Allemagne en lien avec les émissions de GE.
En fait, la stratégie de décarbonation mise en en place en Tunisie cultive une approche globale s’agissant notamment sa composante résilience, et ce prenant en compte les évolutions, actuelles et futures, des secteurs vulnérables prioritaires, du climat et de la situation socio-économique du pays. Elle fixe l’objectif à long terme en matière d’adaptation de la Tunisie aux changements climatiques que les principaux chantiers à conduire et les moyens à mobiliser pour y parvenir.








