Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouheir Nouri a appelé, mercredi, à simplifier les démarches d’accès aux services financiers et à développer les produits financiers qui soient adaptés à la réalité locale.
S’exprimant à l’ouverture de la 4ème édition de la Conférence arabe sur l’épargne et l’éducation financière tenue, à Tunis, il a également souligné la nécessité d’intégrer la culture financière dans les programmes éducatifs et d’en faire une pratique sociale, plutôt qu’une simple notion abstraite.
Et d’ajouter que la culture financière est devenue aujourd’hui un pilier fondamental du développement, et constitue une condition préalable à la justice sociale et à la stabilité économique.
Il a, d’autre part, souligné l’importance de l’éducation financière, devenue l’un des piliers de la sécurité sociale, d’autant plus que les sociétés arabes évoluent dans un monde marqué par des changements économiques accélérés, outre l’inflation, l’endettement, la transformation numérique et les crises bancaires.
Le gouverneur a, par ailleurs, indiqué que cette rencontre constitue l’occasion de renforcer les échanges et de construire une vision arabe unifiée, capable de relever les défis, de promouvoir la justice financière, et de valoriser le capital humain ainsi que les technologies dans la région arabe.
Sensibilisation générale à la culture financière
Le directeur général de « Mena Money », Ibrahim Khalil Ibrahim, a souligné l’importance de renforcer la sensibilisation à la culture financière aux niveaux familial, individuel, institutionnel et même gouvernemental, faisant observer que cette culture contribue à améliorer la sécurité sociale et économique dans les sociétés arabes.
Il a plaidé pour l’intégration de la culture financière et des compétences en gestion financière dans les programmes du ministère de l’Éducation, en tant que matière éducative nationale.
Fédérer les efforts des pays arabes
Pour sa part, Raja Dahman, directrice générale de l’Observatoire de l’Inclusion Financière (OIF), a indiqué que des recommandations seront adoptées au terme de cette conférence dans l’objectif d’unifier les efforts des pays arabes en matière de culture financière et de promotion de l’épargne.
Elle a expliqué que la culture financière aide le citoyen à prendre des décisions de manière sage et responsable, tout en lui permettant de mieux gérer le budget de sa famille et de planifier son avenir.
La quatrième Conférence arabe sur l’épargne et l’éducation financière, se tient à Tunis du 2 au 3 juillet courant, sur le thème « Vers l’instauration d’une culture financière inclusive dans les pays arabes ».
Organisée sous l’égide de l’Observatoire de l’Inclusion Financière (OIF), cette rencontre se veut être une plateforme de haut niveau réunissant un large panel des parties prenantes de l’écosystème arabe de l’inclusion financière, et ce, dans le but de promouvoir l’éducation et l’inclusion financière dans les pays de la région.
Améliorer le bien-être financier
Selon une définition du Conseil de l’OCDE, l’éducation financière est le processus par lequel des consommateurs/investisseurs :
– améliorent leur connaissance des produits, concepts et risques financiers
– acquièrent au moyen d’une information, d’un enseignement ou d’un conseil objectif, les compétences et la confiance nécessaires pour :
→ devenir plus sensibles aux risques et opportunités en matière financière, → faire des choix raisonnés, en toute connaissance de cause,
→ savoir où trouver une assistance financière,
→ prendre d’autres initiatives efficaces pour améliorer leur bien-être financier.
Une conception plus large étend l’éducation financière à l’ensemble de la population et non pas aux seuls consommateurs/investisseurs et inclut une dimension culturelle et moins pragmatique, à savoir la compréhension par chacun du monde économique et financier dans lequel il vit.
Le gouverneur de la BCT préconise la simplification de l’accès aux services financiers
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