L’Espagne prévoit d’approuver mardi un embargo total et immédiat sur les armes contre Israël et même déclarer le Premier ministre Benjamin Netanyahou et d’autres ministres personae non grata, a rapporté samedi le journal espagnol El País.
Le gouvernement de Madrid s’efforce d’imposer une interdiction générale de toute transaction directe ou indirecte portant sur des armes ou des technologies militaires avec tout organisme public ou privé israélien, a indiqué le journal espagnol, citant des sources anonymes.
Selon El País, l’intention est que l’embargo plus complet prenne effet immédiatement la semaine prochaine, en l’intégrant à un décret royal. Ce texte s’appuie sur le contenu d’un projet de loi présenté l’année dernière par l’alliance politique de gauche Sumar, membre de la coalition au pouvoir et qui a exigé des mesures plus fermes contre Jérusalem.
La fondatrice de Sumar, Yolanda Díaz, a déclaré que son alliance travaillait avec le Parti socialiste ouvrier espagnol au pouvoir sur un ensemble de mesures visant à « rompre les relations avec le régime criminel de Netanyahou », à interrompre toute relation commerciale et à déclarer le Premier ministre – ainsi que le ministre de la Défense Israel Katz, le ministre des Finances Bezalel Smotrich et le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir – personae non grata en Espagne « pour leur incitation au génocide, à la famine forcée et au nettoyage ethnique ».








