La flottille pour Gaza s’est dite mardi plus déterminée que jamais à mettre le cap vers le territoire palestinien assiégé par Israël, malgré « une attaque de drone » dont elle affirme avoir été victime dans la nuit au large de Tunis.
Vidéos à l’appui, la « Global Sumud Flotilla », qui doit prendre la mer avec des militants et de l’aide humanitaire afin de « briser le blocus israélien », a dit qu’un de ses bateaux avait été visé par un drone alors qu’il était ancré au large de Sidi Bou Saïd, près de Tunis.
La Garde nationale tunisienne a elle démenti toute frappe de drone, assurant que selon ses premières constatations, « aucun » engin n’avait été détecté. Elle a jugé possible que le feu ait été déclenché par un mégot de cigarette.
La flottille a affirmé que les six personnes à bord du « Family » étaient saines et sauves, dénonçant « des actes d’agression visant à faire dérailler (sa) mission ».
Interrogé par l’AFP sur l’origine de l’attaque rapportée par la flottille, le militant palestinien Saif Abukeshek a indirectement impliqué Israël.
« Aucune partie n’a intérêt à empêcher la flottille (de partir), à part l’Etat occupant », a-t-il déclaré.
L’AFP a sollicité l’armée israélienne pour un commentaire, sans réponse dans l’immédiat.
La Belgique a réclamé une enquête « complète et transparente » sur l’incident.
Le militant portugais Miguel Duarte, qui se trouvait à bord du « Family », a affirmé mardi à la presse dans le centre-ville de Tunis avoir vu un drone lâcher une charge explosive.








