Hamed Bougamra est le 5ème dirigeant direct de la société du groupe de la famille Hamila. La Y.K Holding que gère Tarak Hamila y détient 36,25 % sans compter les parts de Alia, Aya, et Yassine. Constituée en décembre 1997, elle démarra sur un concept assez novateur alors, celui de faire monter son Smart téléphone en Chine. Evertek fit alors les premiers beaux jours de l’entreprise, puis de la bourse de Tunis ensuite, où elle accédait au marché principal de la cote sept années plus tard. En 2013, l’entreprise réalisait 1,381 MDT après les 0,415 de 2012. En 2017 et 18, elle était déficitaire respectivement de 1,205 et 1,771 MDT. En 2021 et 2022, ses pertes doublaient et culminaient à plus de 4 MDT pour le seul exercice de 2022. Suivront deux années de répit et de redressement, certes avec de petits gains, mais déjà un retour aux bénéfices. Hamed Bougamra avait déjà pris les rênes en juillet 2023.
– Est-ce enfin le redressement promis par le 5ème DG ?
Le total des produits d’exploitation de CellCom , à la fin des 6 premiers mois de l’exercice en cours, ont été en baisse de presque 6 MDT (27,3 MDT contre 33 MDT). Le total des charges d’exploitation (27,279 MDT) était presque égal au total des produits d’exploitation. Le 1er semestre 2025 se termine sur un RBE de 0,47 MDT. Le RN avant impôts dépassait cependant le 1 MDT.
Nous avons porté toutes ces interrogations à Hamed Bougamra, un jeune dirigeant qui cumule 10 ans d’expérience en gestion d’entreprises, notamment chez P&G, J&J ou encore Duracel.
Des questions comme l’explication d’un tel résultat, alors que les charges financières de l’entreprise augmentaient à plus de 0,987 MDT, ou encore comment le RN pouvait-il arriver à 20 fois le montant du RBE ?
– Bougamra explique ce qu’il fait, et la solution à la crise des chèques
« Permettez-moi de confirmer déjà pour commencer qu’effectivement au terme du premier semestre, il y a eu une baisse des produits d’exploitation », concède le DG Bougamra. Et ce dernier d’ajouter que « ceci reflète notre prudence suite au changement de la loi des chèques ».
Le premier dirigeant de CellCom explique encore que « donc on a préféré, non seulement ne pas prendre des risques avec les clients mais on a aussi passé des provisions de 600 000 dinars tunisiens de certaines créances. On estime tout de même qu’on sera capable de recouvrer d’ici la fin d’année, ce qui donnera un RBE avant provision de 700 000 dinars ».
Manifestement conscient des défis auxquels l’entreprise fait, et devra, faire face pour se relever comme l’espèrent les propriétaires de CellCom l’attendent, Hamed Bougamra estime qu’il est « important d’avoir une bonne gestion hors exploitation et une bonne gestion financière qui est reflétée dans la charge financière, car notre marge provient, non seulement de la marge fixée dans notre structure des prix, mais aussi notre bonne négociation du taux de change, déployés dans la structure de prix avec le fournisseur et ce gain de taux de change, il est reflété dans la charge financière ».
– Le Numéro de Bougamra pour transformer les dizaines en centaines
Reste cette question qu’on présenterait presque par un « شنوة حطيتلها» d’un spot publicitaire bien connu. Celle d’un résultat net dont le volume était 20 fois celui d’un RBE de moins de 0,5 MDT, alors que les charges n’étaient pas loin d’absorber la totalité des produits d’exploitation. Une équation énigmatique pourtant claire dans la tête de Bougamra. Selon lui, le RN est « le résultat d’une charge financière positive de +900 mDT, car comme vous le savez, les Commissaires aux Comptes incorporent le gain en taux de change dans les charges qui deviennent du coup positives et impactent directement le résultat net ». Ne vous a-t-on pas dit qu’il faut bien suivre le numéro du prestidigitateur Bougamra pour comprendre comment transformer 0,47 MDT en 0,942 MDT !








