L’expert en protection sociale, Badr Smaoui, s’est exprimé sur les ondes d’Express Fm, sur le déficit des caisses sociales, qui s’aggrave d’année en année, malgré l’excédent dégagé par la Caisse d’assurance maladie.
Le déficit de la (CNRPS) a enregistré une augmentation constante, atteignant environ 600 millions de dinars en 2023. En 2024, il a atteint 700 millions de dinars et devrait grimper à 1 130 millions de dinars en 2025, a-t-il ajouté.
La CNSS a également enregistré un déficit de 950 millions de dinars en 2023, qui s’est creusé en 2024 pour atteindre 1 230 millions de dinars (résultat provisoire). Il devrait atteindre plus de 1 400 millions de dinars en 2025.
Quant à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), elle a enregistré un excédent d’environ un milliard de dinars en 2023. Cet excédent a diminué pour s’établir à 860 millions de dinars en 2024 et devrait baisser à environ 760 millions de dinars en 2025. Il convient de noter que, d’un point de vue comptable, la CNAM manque de liquidités en raison de ses dettes envers la CNRPS et la CNSS.
Badr Smaoui a ajouté que les dettes principales de la CNAM envers la CNAM s’élèvent à 8 milliards de dinars.
Concernant les prêts sociaux annoncés par la CNSS pour les cotisants, comprenant un prêt personnel, un prêt automobile et un prêt à la construction d’un logement, il aestimé qu’il s’agissait d’un échec et que la décision était erronée dès le départ, car elle ne s’inscrivait pas dans une vision globale des systèmes de fonds sociaux et n’était pas accompagnée d’un ensemble de mesures.
Ila expliqué qu’aucun prêt sur les 800 millions de dinars alloués à ces prêts au titre de la contribution de solidarité sociale n’avait été déboursé. Il a ajouté que des listes avaient été établies, mais que le dossier est resté au point mort.
Il a déclaré que le ministre des Affaires sociales avait déclaré en juin dernier que l’erreur concernant ces prêts résidait dans l’augmentation de leur montant, ce qui avait entraîné une diminution du nombre de bénéficiaires. Il avait alors indiqué que le mode d’attribution des prêts serait révisé, avec la nécessité d’augmenter les allocations financières.








