Des eaux stagnantes d’un noir épais, des odeurs suffocantes, des plages désertées et des barques de pêche abandonnées…
Tel est le triste décor qu’offre aujourd’hui le golfe de Monastir, jadis havre de vie marine et de loisirs pour les habitants de la région.
Depuis plus de vingt ans, ce site emblématique vit sous la menace d’une pollution chronique, transformé peu à peu en une « zone morte » où la nature agonise sous le poids des rejets domestiques et industriels.
S’étendant sur 1 700 hectares et 31 kilomètres de côtes de Ras Monastir à Ras Dimass, le golfe abrite sept villes : Monastir, Khniss, Ksibet el-Médiouni, Lamta, Sayada, Teboulba et Bekalta.
Une zone autrefois riche d’une biodiversité exceptionnelle, où prospéraient poissons, algues et crustacés.
Mais cet équilibre écologique a volé en éclats sous l’effet d’une gestion défaillante et de politiques publiques jugées « inadaptées ».
Golfe de Monastir : la mer au bord de l’asphyxie, l’Etat promet d’agir
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