Le directeur du département de la formation à l’Office national de la protection civile, Abdelaziz Hermassi, a déclaré que le cadre législatif régissant la réponse aux catastrophes en Tunisie remonte à la loi n° 39 de 1991. Il doit être révisé et développé pour s’adapter aux évolutions climatiques et environnementales actuelles.
Il a expliqué sur les ondes de Mosaïque Fm que le changement climatique est devenu une réalité tangible, se manifestant par des phénomènes extrêmes jusqu’alors inconnus, tels que des hausses de température sans précédent, l’élévation du niveau de la mer, ainsi que des incendies de forêt, des sécheresses et des inondations qui alternent à travers le pays sur de courtes périodes.
Il a souligné que ces phénomènes nécessitent une nouvelle approche, plus globale et plus efficace, fondée sur la coordination des efforts des différents ministères concernés, notamment ceux de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Environnement.
Hermassi a expliqué que le cadre actuel prévoit des mécanismes de coordination par l’intermédiaire du Comité national de réponse aux catastrophes, présidé par le ministre de l’Intérieur, et de 24 comités régionaux sous la supervision des gouverneurs, dotés de pleins pouvoirs pour agir avant, pendant et après une catastrophe.
Il a également souligné l’importance d’activer le mécanisme de mobilisation, qui permet à l’État de mobiliser les capacités du secteur privé si nécessaire, afin de garantir la rapidité et l’efficacité des interventions sur le terrain.
Hermassi a également insisté sur la nécessité d’adopter des solutions scientifiques innovantes plutôt que de se limiter à des interventions répétitives et ponctuelles. Il est convaincu que le renforcement de la résilience et de la prévention chez les citoyens est le fondement de la réussite face aux catastrophes futures.








