Une plainte pour complicité et recel aggravé de crimes de guerre vise les plateformes Airbnb et Booking.com, accusées par La Ligue des droits de l’Homme (LDH) de favoriser le « tourisme d’occupation », avec des annonces de logements dans les colonies israéliennes implantées dans les territoires palestiniens.
« Ces multinationales, en offrant leurs services et leurs prestations, permettent et facilitent, tant directement qu’indirectement, la création (…) et l’extension des colonies israéliennes » et « en tirent des profits colossaux », souligne la plainte avec constitution de partie civile, déposée jeudi à Paris par Me Patrick Baudouin.
Les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.
« Malgré les alertes des organismes des Nations Unies et de diverses associations de droits de l’Homme », les pratiques de Booking.com et Airbnb constituent aux yeux de la LDH « une aide (…) au plan concerté israélien de colonisation et de destruction de la population palestinienne ».
Airbnb ne précise pas que les biens proposés à la location sont situés en territoire palestinien : le groupe indique simplement le nom de la colonie, sans préciser que cela en est une, comme Ariel ou Yakir. Booking.com, de son côté, mentionne que les logements sont situés dans des colonies israéliennes et que ces dernières sont en « Palestine ».
Le 30 juin, la rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a dénoncé le comportement des principales plateformes de voyage qui vendent un tourisme qui légitime l’annexion.








