Le député et membre de la commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Maher Ketari, a affirmé que le projet de Code des Changes est prêt, qu’il a recueilli les signatures des députés et qu’il sera déposé au bureau du Parlement au début de la semaine prochaine (lundi ou mardi).
Ila précisé sur Express fm, que parmi les points du projet figurent la modification du concept de résidence, la gestion des comptes en devises, les plateformes et la monnaie numérique « Bitcoin », tels que prévus dans le nouveau Code des Changes, et que plusieurs procédures et obstacles ont été abandonnés.
Par ailleurs, il a abordé la situation environnementale dans le gouvernorat de Gabès, en soulignant que la santé des citoyens est la priorité, et en exposant les graves problèmes de santé auxquels les habitants de la région sont confrontés.
Il a ajouté : « On ne peut pas s’opposer aux mouvements pacifiques, mais les problèmes concernent les mouvements nocturnes, ce qui est inacceptable. »
Le secteur organisé désavantagé !
Par ailleurs, Ketari a affirmé que « nous avions d’autres attentes du projet de loi de finances pour 2026, notamment en matière de balance commerciale et d’orientations, avec un changement de modèle économique et une nouvelle approche. Mais ce qui a été présenté est un ensemble de chapitres qui ne modifient ni le modèle économique ni la vision future. »
Et d’ajouter que le projet de loi prévoit « davantage de pression sur le secteur organisé, avec l’imposition de taxes et redevances supplémentaires, contrairement au secteur non structuré ».
Il a épinglé l’absence de nouveau modèle économique et de vision future ainsi que le manque d’encouragement pour les régions intérieures, tout en reconnaissant que l’État fait des efforts importants pour maintenir les équilibres financiers.
Selon Ketari, le projet de loi de finances a été présenté « sans explication des motifs » et ne comporte aucun changement du modèle économique.
Ketari a critiqué le fait que l’État continue de fournir des fonds provenant des impôts aux établissements publics déficitaires d’année en année, sans améliorer leur gouvernance : « Nous continuons à donner de l’argent à des institutions défaillantes, alors que le changement de modèle économique passe par l’octroi de la moitié de ces montants aux jeunes qui cherchent à travailler ».
Il a poursuivi : « Cela entrave la réussite et encourage l’échec en parallèle… On ne peut pas toujours demander aux mêmes personnes de contribuer à l’effort national, chacun doit y participer ».
Il a également précisé que le secteur parallèle et non structuré représente environ 40 %, mais que le projet de loi ne comporte aucune disposition pour ce secteur, ce qui aurait permis de changer le modèle économique plutôt que d’augmenter continuellement les prélèvements.
Dépréciation du dinar
Ketari a évoqué la dépréciation continue du dinar, qui valait environ 1,9 dinar pour 1 dollar en 2010 et est tombé à 3 dinars pour 1 dollar aujourd’hui, signe du recul de l’économie nationale.
Il a averti que si cette tendance se poursuit, la Tunisie restera un pays du tiers-monde, rendant illusoire toute souveraineté nationale, et que cette situation pourrait mener à un flottement de la monnaie, comme ce fut le cas en Égypte en 2016.
Concernant l’article 9 du PLF 2026, qui prévoit que le nombre total d’agents autorisés pour l’année 2026 dans les ministères (services centraux et régionaux) et les établissements publics rattachés au budget de l’État sera de 687 000 agents, Ketari a précisé que ce nombre représente une augmentation de 30 000 agents par rapport à 2025, soit 30 000 recrutements supplémentaires.








