La Haute Cour de justice israélienne a donné jeudi au gouvernement 30 jours pour revoir sa position sur l’autorisation d’accès des journalistes indépendants à la bande de Gaza, alors que l’Association de la presse étrangère (FPA) affirme que l’interdiction totale d’accès aux médias, en vigueur depuis près de deux ans, viole les droits démocratiques fondamentaux.
Lors de l’audience, un panel de trois juges a noté que la situation à Gaza avait « considérablement changé » depuis la dernière réponse du gouvernement en juin, à la suite du cessez-le-feu entré en vigueur au début du mois. Un magistrat a déclaré au représentant du bureau du procureur général que le gouvernement devait désormais « réexaminer » sa politique à la lumière de la nouvelle situation.
L’avocat représentant la FPA a exhorté la cour à empêcher tout nouveau retard et à rendre une ordonnance provisoire autorisant les journalistes à accéder librement à Gaza. Il a souligné que la procédure avait déjà duré plus d’un an, l’État ayant demandé à plusieurs reprises des prolongations.
À la suite de la décision rendue jeudi, la FPA s’est dite « déçue par la décision de la Cour suprême israélienne d’accorder un nouveau délai à l’État d’Israël », accusant le gouvernement d’utiliser des « tactiques dilatoires » qui « entravent le droit du public à l’information ».
L’État doit désormais présenter sa position actualisée dans un délai de 30 jours.







