L’agence Reuters rapporte que les États-Unis ont recueilli l’année dernière des renseignements selon lesquels les juristes militaires israéliens avertissaient que la guerre menée par Israël contre Gaza pourrait constituer des crimes de guerre. Malgré ces inquiétudes, Washington a continué de soutenir son allié.
Citant cinq anciens responsables américains anonymes, Reuters indique que l’on craignait qu’Israël ne cible intentionnellement des civils et des travailleurs humanitaires à Gaza.
Des responsables américains se sont alarmés du fait que les opérations israéliennes puissent avoir enfreint les normes juridiques internationales relatives aux dommages collatéraux acceptables.
Ces renseignements ont suscité un débat au sein de l’administration du président Joe Biden.
Mais le gouvernement a finalement conclu qu’il était toujours légal pour les États-Unis de continuer à soutenir Israël en lui fournissant des armes et des renseignements, car Washington n’avait pas recueilli ses propres preuves qu’Israël violait le droit des conflits armés, selon trois anciens responsables américains.
Si les États-Unis avaient conclu qu’Israël commettait des crimes de guerre, le droit américain aurait contraint les États-Unis à bloquer toute livraison d’armes future et à mettre fin au partage de renseignements avec Israël.








