Au 12 juin 2025, la structure du capital du groupe SAH de l’ancienne banquière Jalila Mezni et son mari Mounir El-Jaiez (Connu au Club Africain par le surnom Falcão du nom de l’ancien joueur brésilien), était de 64,49 % pour la JM Holding, de 7,32 % pour Ekuity Capital (ancienne CTKD).
En mai dernier, PGH émet une ONE (Offre non-engageante) en vue d’acquérir un bloc d’actions détenu par Olea Holding, représentant 45,48% du capital de JM Holding que détenait alors le groupe arabe Abraj. Selon le communiqué de Poulina, « PGH et Olea Holding (une société d’investissement étrangère), ont signé un Term Sheet non engageant et non exclusif ».
– Pourquoi et jusqu’où Poulina est-elle intéressée par SAH ?
L’opération de rachat des 45,48 % d’Abraj a été clôturée en juillet dernier, via la société « Partner Investment », filiale de PGH, ce qui permet à cette dernière de détenir, indirectement car à travers JM Holding (Jalila Mezni Holding), 30 % de SAH.
Commentant ce rachat pour Africanmanager, le Chairman Ahmed Bouzguenda nous a indiqué que « s’agissant de produits de grandes consommation, tout d’abord, il s’agit d’une Logique industrielle destinée à créer des synergies pour un accès croisé aux marchés, une optimisation des chaînes d’approvisionnement, la mise en commun de capacités industrielles ou logistiques, et le renforcement de la compétitivité à l’export ».
Le président du CA de PGH n’oublie pas d’ajouter que tout cela ne serait qu’une simple « restructuration de portefeuille financiers de PGH ». On est pourtant en droit de poser la question sur la finalité des intentions de PGH. Nous posons alors la question à Bouzguenda, de savoir si PGH va s’arrêter aux 45,48 % de la JM Holding, ou si elle entend aller plus loin, ce à quoi Ahmed Bouzguenda nous répond diplomatiquement que « ce n’est pas à l’ordre du jour »
– Une entreprise qui a le Fisc sur le dos
L’entrée de PGH dans le capital de JM holding (La Holding Jalila Mezni), cheval de Troie pour prendre quelque 30 % du capital de SAH, intervient cependant dans un moment crucial. Au 30 juin 2025, l’état du résultat consolidé montrait un total des produits d’exploitation, en hausse de 15,2 MDT, mais une hausse des charges de plus de 23 MDT, et un résultat d’exploitation consolidé en baisse de plus de 7,8 MDT.
Le résultat de ce 1er semestre 2025, c’est un résultat des activités ordinaires après impôt en baisse de quelque 5 MDT, un résultat consolidé part du Groupe en baisse aussi, quoique petite, et la Part des minoritaires, qui passait de 5,4 MDT à 0,919 MDT.
Mais l’attention de tout lecteur de l’état de résultat consolidé est surtout attirée par d’autres remarques des Commissaires aux Comptes de l’entreprise. C’est ainsi qu’on apprend que « courant 2025, la filiale Azur d’Articles Plastiques SA a fait l’objet d’une vérification fiscale ponctuelle portant sur quelques impôts et taxes pour la période du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2023 ». Mais aussi, que « à la date du 12 août 2025, la société Azur d’Articles Plastiques SA a reçu les résultats définitifs dudit contrôle et faisant ressortir un impact global de 443.765 DT y compris une dépréciation du report de TVA de 44.330 DT ».
Comme attendu, le 25 août 2025, la société a contesté cette notification chez le Centre Régional de Contrôle des Impôts et la commission de conciliation a été saisie le même jour.
Il est important de signaler, comme l’ont d’ailleurs fait les Commissaires aux comptes de l’entreprise, que « au stade actuel de la procédure et sur la base des informations disponibles, l’impact final de ce contrôle sur les comptes de la société et le groupe ne peut être estimé de façon précise ». En attendant, le Fisc ne desserre pas sa pression sur le groupe, en allant mettre son nez dans l’une de ses filiales à l’extérieur de la Tunisie. Selon les commissaires aux Comptes, « la société SAH Libye a reçu un avis de vérification de sa situation fiscale »








