« Surprenant », « bizarre », « étrange »… A New York, citoyens et responsables ont assisté avec étonnement à l’assaut d’amabilités vendredi entre Donald Trump et leur nouveau maire Zohran Mamdani, un rapprochement qui, s’il devait perdurer, est jugé positif pour la ville.
« C’était étrange », rapporte à l’AFP Megan, une new yorkaise de 27 ans, en évoquant l’échange chaleureux la veille à la Maison Blanche entre le président républicain et le jeune élu démocrate après des semaines d’invectives mutuelles, « communiste » contre « despote ».
« Trump aime les gagnants » et « il est facilement sous le charme », ce qui explique probablement son changement de ton, juge son amie de 31 ans. Sympathisantes du nouveau maire, les deux s’affichent toutefois prudentes : le président « peut changer d’avis demain, il est instable ».
Du côté des partisans du président certains ont fait part de leur soulagement. « Je suis content que (Trump) se soit réconcilié avec le maire élu Mamdani (…) Nous sommes là pour servir la ville et offrir une vie meilleure à nos enfants », s’est enthousiasmé John Catsimatidis, milliardaire new-yorkais et généreux soutien financier de Donald Trump.
Beaucoup jugent toutefois que la main tendue par Donald Trump à son jeune opposant est teintée d’opportunisme et tient à la mauvaise passe qu’il traverse, peinant à sortir du tumulte de l’affaire Epstein, avec des sondages médiocres à moins d’un an des élections de mi-mandat.
« C’est un bon jour pour Mamdani, et pour Trump c’est vraiment le signe qu’il s’accroche à tout ce qu’il peut à ce stade, essayant de trouver n’importe quel moyen de sortir de sa situation », a lancé l’ancien maire de New York (2014-2021) Bill de Blasio sur CBS.








