Une organisation controversée, soutenue par les États-Unis et Israël, qui fournissait de l’aide à Gaza, a annoncé lundi qu’elle cesserait ses activités. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF) avait déjà fermé ses sites de distribution il y a six semaines, après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis à Gaza.
L’organisation n’a jamais révélé ses sources de financement et a donné peu d’informations sur les entrepreneurs armés qui géraient les sites. Elle a déclaré que son objectif était d’acheminer l’aide à Gaza « sans que celle-ci soit détournée par Hamas ».
Les Palestiniens, les travailleurs humanitaires et les responsables de la santé du territoire ont indiqué que ce système obligeait les personnes en quête d’aide à risquer leur vie pour atteindre les sites en passant devant les troupes israéliennes qui les sécurisaient.
Selon des témoins et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, les soldats ouvraient souvent le feu, tuant des centaines de personnes.
Les entrepreneurs travaillant sur les sites, appuyés par des témoignages vidéo, ont en effet rapporté que les gardes de sécurité américains avaient tiré à balles réelles et lancé des grenades assourdissantes alors que les Palestiniens affamés se bousculaient pour obtenir de la nourriture.
La GHF a commencé ses activités fin mai, après qu’Israël a interrompu pendant trois mois les livraisons de nourriture à Gaza, créant une famine dans la population.








