Un an après des hausses d’impôts massives, le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mercredi un budget confirmant sa politique de discipline fiscale, avec de nouvelles taxes qui ont rassuré les marchés, mais aussi plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat.
« Ce sont mes choix : ni austérité, ni endettement, ni aveuglement face à l’injustice », a déclaré la ministre des Finances Rachel Reeves, chargée de présenter le plan gouvernemental devant les députés.
Au plus bas dans les sondages et devancé par le parti europhobe d’extrême droite de Nigel Farage, Reform UK, l’exécutif du Premier ministre Keir Starmer jouait gros politiquement avec cette échéance attendue de longue date.
Les regards se sont tournés dès la fin du discours de la Chancelière de l’Echiquier, le titre officiel de Reeves, vers les marchés financiers, qui ont réagi positivement : la livre s’est renforcée et les taux d’emprunts de la dette ont sensiblement reculé.
« Cela suggère que la Chancelière a franchi un obstacle majeur avec ce budget et que ses mesures ont pour l’instant une crédibilité budgétaire auprès des investisseurs », estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB. « Dans l’ensemble, les marchés financiers respirent un peu. »
Les hausses d’impôts annoncées mercredi rapporteront 26,1 milliards au budget annuel d’ici la fin de la mandature, puis 29,8 milliards de livres l’année suivante, en 2030/2031.
Selon l’Office for Budget Responsibility (OBR), organisme britannique chargé de la surveillance des finances publiques, les recettes fiscales représenteront alors 38% du PIB, du jamais-vu au Royaume-Uni.








