Après un court passage en Jordanie, le chancelier allemand, Friedrich Merz, rencontre, ce dimanche 7 décembre, son homologue Benyamin Netanyahu et se rendra au mémorial de Yad Vachem, à Jérusalem.
Cette visite de Friedrich Merz ne s’annonce pas des plus faciles : entre soutien à Israël, discussions sur les moyens de consolider le cessez-le-feu à Gaza, sans oublier les questions humanitaires, le chancelier va devoir jouer les équilibristes.
Elle intervient quelques jours après la levée de l’embargo partiel sur les exportations d’armes allemandes vers Israël, le 23 novembre.
Des organisations de défense des droits de l’homme telles qu’Amnesty International ont qualifié la levée de l’embargo allemand d’« irresponsable ». L’ONG considère que ce n’est « absolument pas le moment » d’alléger la pression diplomatique ou militaire sur Israël. L’embargo sur les armes susceptibles d’être utilisées dans la bande de Gaza était par ailleurs soutenu par une grande majorité des Allemands.
Tout en réaffirmant le droit d’Israël à « se défendre », Friedrich Merz a condamné, la semaine dernière, avec la France, l’Italie et le Royaume-Uni « l’augmentation massive » de la violence des colons contre les civils palestiniens et a appelé Israël à protéger la population de Cisjordanie, après l’annonce d’une nouvelle opération militaire israélienne dans le territoire palestinien.








