Malgré la popularité en berne de Donald Trump, le Parti républicain s’est appliqué vendredi à offrir l’image d’une armée de fidèles indéfectibles, prête à organiser une convention nationale inhabituelle pour vendre la politique du président aux Américains à l’approche des élections de mi-mandat.
Ce scrutin, historiquement défavorable au parti au pouvoir, est l’enjeu majeur de 2026 pour le milliardaire de 79 ans. La majorité conservatrice au Congrès y est menacée, ce qui pourrait faire de lui un « canard boiteux » – un président incapable de faire adopter ses lois.
Au-delà de sa base dévouée, la majorité des Américains se plaint dans les sondages d’un président qui se préoccupe trop du Venezuela et du Groenland, et n’agit pas assez pour réduire le coût de la vie.
Les opérations musclées d’ICE, la police de l’immigration, dont l’une a récemment coûté la vie à une Américaine à Minneapolis, sont aussi de plus en plus critiquées par les électeurs indépendants.
Même Joe Rogan, célèbre animateur radio ayant soutenu Trump lors de sa campagne en 2024, compare les méthodes de l’agence fédérale à celles de la « Gestapo ».
Face à ces vents contraires, le président fera campagne pour les élections de mi-mandat comme s’il s’agissait d’une présidentielle, a révélé cette semaine la directrice de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles.
Depuis des semaines, le tribun envisage aussi d’organiser une convention nationale du parti républicain cet été, un événement traditionnellement réservé aux années présidentielles.








