Coupés du monde par la guerre, les Palestiniens de Gaza attendent avec impatience la réouverture imminente du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, seule porte de sortie du territoire sans passer par Israël.
Sans en préciser la date, Israël a annoncé lundi « une réouverture limitée » du point de passage de Rafah, en bordure du désert du Sinaï, essentiel aussi pour acheminer de l’aide humanitaire dans le territoire palestinien.
Le passage frontalier sera dans un premier temps « réservé aux piétons et soumis à un mécanisme d’inspection israélien complet », a précisé le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Sa réouverture, réclamée de longue date par les Nations Unies et les ONG, fait partie du plan de trêve pour Gaza annoncé par le président américain Donald Trump en octobre.
La situation s’est débloquée avec le rapatriement lundi en Israël du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien à Gaza.
« Le poste-frontière de Rafah pourrait être ouvert dans les deux sens d’ici la fin de cette semaine ou le début de la semaine prochaine », estime un responsable palestinien s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Le comité palestinien récemment formé pour administrer temporairement la bande de Gaza sera chargé d’envoyer les listes de noms des voyageurs aux autorités israéliennes pour approbation, précise l’un de ses membres à l’AFP.
Dans un premier temps, les sorties seront limitées aux malades, aux blessés, aux étudiants admis à l’université et titulaires d’un visa, ainsi qu’aux personnes de nationalité égyptienne ou d’autres nationalités et titulaires d’un permis de séjour, selon cette même source.








