Nouvelle déclinaison de l’influence des Etats dans, le « soft power » (littéralement la puissance douce) est de plus en plus retenu comme le critère le plus utilisé pour prendre la mesure, voire quantifier la capacité d’un État à influencer indirectement les relations internationales par la culture, les valeurs, la politique étrangère et la réputation, plutôt que par la coercition. Les États-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne et la France dominent le classement mondial, utilisant le cinéma, la technologie, le tourisme et le sport pour séduire.
Le cabinet de conseil britannique Brand Finance vient de publier son classement annuel des pays les plus influents au monde, connu sous le nom de Global Soft Power Index.
Pour établir ce classement, Brand Finance s’appuie sur les réponses d’un vaste panel de plus de 170 000 personnes issues de 101 marchés à travers le monde.
Les principaux indicateurs utilisés comprennent : la réputation générale et l’image perçue d’un pays à l’étranger ; l’efficacité des institutions publiques, l’attractivité culturelle, l’ouverture aux talents et aux investissements étrangers, la capacité d’innovation, ainsi que l’influence diplomatique et l’engagement multilatéral.
En 2026, parmi 193 pays évalués, la Tunisie se classe 75e au niveau mondial en termes de soft power, avec un score de 36,7, soit une légère progression de 0,4 % par rapport à l’année précédente. Comparée à l’édition 2025, elle gagne quatre places.
Sur le continent africain, la Tunisie occupe la 6e place, devancée par ses trois voisins : l’Égypte, premier pays africain avec un score de 44,8 et 40e au niveau mondial ; le Maroc, qui maintient sa position de 2025 à la 50e place mondiale avec un score de 40,6 ; et l’Algérie, juste devant la Tunisie, à la 74e place mondiale avec un score de 36,8.
D’autres pays africains se distinguent, comme l’Afrique du Sud, 43e au classement mondial avec un score de 43, se positionnant ainsi comme le deuxième pays le plus influent d’Afrique après l’Égypte.
Tous les pays africains en deçà de la note moyenne de 50/10
Globalement, aucun pays africain n’atteint la note moyenne de 50/100 dans le classement 2026 de Brand Finance. La majorité des pays du continent se situent donc dans la partie inférieure du classement.
À l’échelle mondiale, les États-Unis conservent la première place de l’Indice mondial de puissance douce 2026, avec un score de 74,9, malgré un net déclin de leur réputation et de leur image globale. La Chine les suit de près en deuxième position avec un score de 73,5.
Le Japon se classe troisième avec un score de 70,6, devant le Royaume-Uni (69,2). L’Allemagne, pays le plus influent de l’Union européenne, complète le top 5 avec un score de 67,7.
Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis sont le seul pays à figurer dans le top 10 mondial, se classant 10e avec un score de 59,4. Ils sont suivis par l’Arabie saoudite, 17e, et le Qatar, 20e.
À l’autre bout du classement, les pays les moins influents sont généralement de petits États insulaires ou ceux qui ont une faible visibilité sur la scène internationale. Parmi eux figurent les Comores, les Samoa et Sao Tomé-et-Principe, des pays qui, faute de ressources et de visibilité internationale, peinent à peser sur les circuits diplomatiques, économiques et culturels.








