Le Maroc envisage une prochaine interdiction de l’importation des motocyclettes à moteur modifiable, afin de limiter cette pratique et mieux contrôler les infractions dans ce sens. Dans une déclaration à Le360, Nacer Boulaajoul, directeur général de l’Agence nationale de sécurité routière (NARSA), a annoncé ces mesure dans le cadre d’une nouvelle stratégie de prévention d’ici à 2030, afin de renforcer «la réglementation et la législation», selon Yabiladi.
Cette décision tient surtout d’un constat alarmant, selon lequel 60% des conducteur de motocyclettes sont impliqués dans des accidents mortels. L’agence compte 4 000 décès sur les routes par an, conducteurs de voitures et de motos inclus. La réponse de la NARSA confirme sa volonté de contrôler ces infractions, après avoir soutenu précédemment l’usage du speedomètre pour pénaliser les usagers des motos modifiées illégalement.
L’été dernier, l’agence a défendu cette campagne, au vu du nombre élevé de victimes d’accidents de la route parmi les motocyclistes, qui représentent plus de 40% des mort sur la route. Les modifications illégales exposent d’ailleurs les contrevenants à des amendes allant de 5 000 à 30 000 dirhams, ainsi qu’à des peines de prison pouvant aller de trois mois à un an, conformément au Code de la route.
Cette initiative du ministère des Transports et de la logistique ayant fait polémique, le chef du gouvernement a fini par annoncer sa suspension temporaire. Une période de grâce de 12 mois a été accordée aux motocyclistes, pour permettre une transition progressive, accompagné de sensibilisation.








