L’expert en économie Ridha Chkondali a évalué, ce lundi 2 mars 2026, les répercussions économiques de la guerre en cours au Moyen-Orient sur l’économie tunisienne et l’économie mondiale.
Il a estimé que le conflit est resté de portée limitée, sans perturbation des approvisionnements pétroliers. La hausse des prix reflétait une prime de risque géopolitique de 10 à 15 %, qui a diminué progressivement avec l’apaisement des tensions. Il en a résulté une augmentation temporaire des coûts de l’énergie et une inflation modérée dans les économies industrialisées, notamment en Europe et en Asie de l’Est, sans toutefois basculer dans la stagflation. Dans ce contexte, les marchés ont absorbé le choc grâce aux réserves stratégiques et à la capacité des producteurs situés hors des zones de conflit d’accroître leur production dans une certaine mesure.
L’expert a fait savoir que l’économie tunisienne sera affectée par une hausse modérée du prix de l’énergie, conjuguée à une légère augmentation de l’inflation.
« Selon la loi de finances 2026, chaque hausse de 10 dollars du prix du baril par rapport aux prévisions budgétaires initiales coûtera à la Tunisie environ 1,6 milliard de dinars supplémentaires. Ce scénario permet au secteur économique d’absorber le choc sans perturbations structurelles (…) » selon ses dires.
A noter que l’offensive se poursuit au troisième jour de l’opération menée conjointement en Iran par Israël et les États-Unis.








