Selon une source officielle britannique et des éléments rapportés par le Wall Street Journal, l’Iran a tenté, vendredi 20 mars, de viser la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien à environ 3 800 à 4 000 kilomètres de ses frontières. Deux missiles balistiques auraient été tirés, dont l’un aurait échoué en vol et l’autre intercepté par un navire de guerre américain avant d’atteindre sa cible. Contacté, le Pentagone n’a pas souhaité commenter ces informations.
Présentée comme le tir le plus lointain jamais attribué à Téhéran, cette tentative soulève des interrogations sur l’évolution des capacités balistiques iraniennes. Selon plusieurs analystes interrogés par la BBC, une telle portée placerait certaines capitales européennes, dont Rome, Athènes ou Berlin, dans une zone théorique de menace, sans qu’aucune confirmation opérationnelle ne valide toutefois cette capacité. La base de Diego Garcia, utilisée par les forces américaines et britanniques, accueille bombardiers stratégiques, sous-marins nucléaires et dispositifs navals, et demeure strictement contrôlée et interdite au public civil.
Après ces tirs de missiles, le ministère britannique de la Défense a par ailleurs dénoncé des « attaques irresponsables », estimant qu’elles constituent une menace directe pour les intérêts britanniques et ceux de ses alliés.








