Le ministre américain des Finances Scott Bessent a souligné, dimanche 22 mars, qu’il fallait parfois accroître les hostilités pour pouvoir parvenir ensuite à une « désescalade », pour justifier l’ultimatum du président Donald Trump à Téhéran au sujet du détroit d’Ormuz.
Lors du lancement de l’offensive israélo-américaine le 28 février en Iran, le président américain avait indiqué que le conflit serait de courte durée, mais il vient d’entrer dans sa quatrième semaine.
Interrogé sur la chaîne NBC pour savoir si Donald Trump était en train d’atténuer le conflit ou, au contraire, de l’amplifier, Scott Bessent a répondu que les deux stratégies « n’étaient pas mutuellement exclusives ».
« Parfois vous devez avoir une escalade pour désescalader », a-t-il relevé, rappelant la campagne de bombardements « pour réduire les fortifications iraniennes le long du détroit ».
« Cela va continuer jusqu’à ce qu’elles soient complètement détruites », a indiqué Scott Bessent.
Concernant l’hypothèse d’envoyer des soldats pour sécuriser ce goulet d’étranglement crucial au commerce mondial des hydrocarbures, Scott Bessent a précisé que le président Trump « laiss(ait) toutes les options sur la table ».
Quant à l’allègement temporaire de certaines sanctions américaines pour permettre la vente et la livraison du pétrole iranien bloqué en mer depuis au moins le 20 mars, il a rappelé que cela allait libérer quelque 140 millions de barils.








