Les Etats-Unis négocient « en ce moment » avec Téhéran, a déclaré mardi Donald Trump.
La veille, il avait déjà annoncé des pourparlers avec l’Iran, lançant une vague d’optimisme sur les marchés financiers. Mais cet enthousiasme a ensuite fondu à cause des démentis iraniens, qui ont nié l’existence de ces discussions.
« Il subsiste un certain scepticisme quant à la rapidité avec laquelle cette guerre pourrait prendre fin et la manière dont elle s’achèverait » après plus de trois semaines, a souligné Patrick O’Hare.
L’Iran et Israël ont à nouveau échangé des frappes mardi. Arabie saoudite, Bahreïn et Koweït ont rapporté des attaques de drones et de missiles.
« Il y a beaucoup de questions qui restent sans réponse », a souligné Patrick O’Hare.
Selon lui, la place américaine parvient toutefois à ne pas trop reculer car « il est difficile (pour les investisseurs, NDLR) de vendre à découvert en ce moment » parce que Donald Trump peut à tout moment faire une annonce « susceptible de déclencher un nouveau rebond » des indices.
Depuis son retour au pouvoir, le président américain a multiplié les annonces grandiloquentes, qu’il a régulièrement contredites lui-même par la suite. Un phénomène désigné par l’acronyme « Taco » (« Trump se dégonfle toujours »).
Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers, a observé un « contraste » entre la place boursière américaine, qui a tenté d’évoluer en hausse à plusieurs reprises dans la journée, et les « marchés obligataires et des matières premières, qui font preuve d’une grande prudence ».
Vers 20H20 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l’Etat américain remontait d’ailleurs à 4,36%, contre 4,34% à la clôture lundi.








