Le Directeur général du Groupe chimique tunisien (GCT), Hédi Youssef a révélé que les efforts sont actuellement axés sur l’élaboration d’une vision stratégique globale visant à réformer et à développer le secteur du phosphate et de ses dérivés, afin de renforcer sa contribution au soutien de l’économie nationale et à l’amélioration de la situation de finances publiques.
Il a précisé que cette vision repose essentiellement sur la mise en place d’un nouveau système de gouvernance tenant compte des spécificités des entreprises industrielles, tout en œuvrant à atteindre une plus grande intégration entre les différents maillons de la chaîne (l’extraction, le transport et la transformation), afin de garantir une plus grande efficacité en matière d’exploitation des ressources.
Il a indiqué que les commissions chargées d’élaborer cette stratégie, créées par décision d’un Conseil ministériel, ont effectivement entamé leurs travaux, ajoutant que le GCT a mis en place, il y a environ dix mois, une commission stratégique interne regroupant un certain nombre de compétences et d’expertises spécialisées afin d’élaborer des perspectives claires visant à développer le système industriel du phosphate.
Il a précisé que le taux d’activité global du GCT ne dépasse pas actuellement 40 %, soulignant des disparités entre plusieurs unités industrielles au cours de l’année 2025, parmi lesquelles les usines d’acide phosphorique de Gabès et de Skhira, l’usine de superphosphate, ainsi que l’usine de triple superphosphate (TSP) d’El Mdhilla.
Il a ajouté que la consommation annuelle de phosphate s’élève à environ deux millions de tonnes, avec un stock estimé à environ 600 000 tonnes, tandis que la consommation de soufre atteint près de 600 000 tonnes par an.
S’ agissant de la situation environnementale, notamment, dans la région de Gabès, il a souligné l’élaboration d’un programme approuvé visant à mettre fin immédiatement aux émissions polluantes. Ce programme comporte une série de projets et de mesures, dont la maintenance et la réparation de certaines unités industrielles.
Il a également souligné que la question du financement constitue un élément déterminant pour le développement du secteur, en plus du renforcement des relations de coopération et de partenariat avec plusieurs institutions étrangères, dont des institutions algériennes, dans le cadre de l’appui aux capacités de production et de renforcement de l’échange d’expériences.-








