L’université belge de Gand (UGent) a annoncé la fin de sa participation à un projet de recherche européen impliquant un partenaire israélien, marquant une décision inédite dans le cadre du programme Horizon Europe, rapporte le site israélien I24News. L’établissement belge indique avoir reçu l’assurance de la Commission européenne qu’elle ne s’opposerait pas à ce retrait, sans pour autant se prononcer sur sa conformité juridique ni infliger de sanctions.
Cette décision s’inscrit dans une orientation adoptée dès mai 2024, lorsque l’université avait choisi de mettre un terme à certaines collaborations avec des partenaires israéliens jugés problématiques, sur la base d’un avis défavorable de sa commission interne chargée des droits humains et des recherches à double usage. Le projet concerné, baptisé OSTEONET, vise à développer des modèles cellulaires en trois dimensions pour l’étude des tissus osseux.
Ce retrait pourrait faire jurisprudence dans le paysage de la recherche européenne, en créant un précédent pour d’autres institutions souhaitant revoir leurs partenariats. L’UGent affirme d’ailleurs vouloir poursuivre dans cette direction et envisage désormais de mettre fin à d’autres collaborations en cours avec des partenaires israéliens qu’elle considère comme problématiques.








