« Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est engagé dans un processus de réforme profonde visant à réaliser une transformation qualitative du système national de recherche scientifique, afin qu’il soit capable d’innover et de contribuer de manière effective à l’édification de l’économie du savoir », a souligné, Mondher Belaïd, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
S’exprimant lundi au Centre de biotechnologie de Borj Cédria, à l’occasion de la signature de contrats-programmes de recherche avec plusieurs instituts et centres de recherche, le ministre a indiqué que les orientations stratégiques du secteur reposent principalement sur le renforcement de la bonne gouvernance, à travers l’adoption d’une approche contractuelle axée sur les résultats et fondée sur des indicateurs de performance précis et mesurables, garantissant transparence et efficacité dans l’utilisation des ressources.
Il a également souligné que la réforme vise à restructurer le système de recherche scientifique afin de renforcer la complémentarité entre ses différentes structures (centres, instituts et laboratoires), de réduire la dispersion des efforts et d’assurer une meilleure exploitation des moyens disponibles.
Selon le ministre, ces orientations prévoient aussi une meilleure adéquation entre la recherche scientifique et les priorités nationales, notamment par un rapprochement avec les besoins de l’économie et la promotion de la recherche appliquée capable d’apporter des solutions scientifiques aux problématiques des différents secteurs.
« Elles ambitionnent également de soutenir l’excellence scientifique en encourageant une production scientifique de haute qualité, tout en renforçant les mécanismes d’évaluation et la position de la recherche tunisienne dans les classements internationaux », a-t-il ajouté.
Belaïd a signalé que parmi les axes majeurs figurent également le développement de la valorisation des résultats de la recherche et du transfert technologique, à travers la consolidation des liens entre le monde académique et le tissu économique, la promotion de l’investissement et de l’entrepreneuriat, la diversification des partenariats avec les entreprises industrielles et l’ouverture à l’international via la participation des chercheurs aux programmes et réseaux scientifiques mondiaux.
Le ministre a estimé que, face à l’accélération des mutations scientifiques et technologiques à l’échelle mondiale, la connaissance constitue désormais la ressource la plus stratégique et l’innovation un facteur déterminant de compétitivité entre les nations.
Il a souligné que la recherche scientifique n’est plus une activité complémentaire, mais un choix stratégique indispensable pour renforcer la souveraineté nationale et assurer la sécurité économique, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de la santé, de l’environnement et de la transformation numérique.
Il a, par ailleurs, affirmé que l’enjeu actuel consiste à faire des structures de recherche des espaces d’innovation et des sources de solutions, capables de contribuer activement à la construction de l’avenir du pays, à travers un système de recherche solide, cohérent et à impact concret, apte à produire et valoriser le savoir au service de l’économie et de la société.
Réforme profonde du système de recherche scientifique
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