Un groupe des conseillers les plus proches de Donald Trump lui a annoncé une nouvelle peu réjouissante, relate le magazine TIME, qui cite son sondeur de longue date, Tony Fabrizio, ayant mené des enquêtes indiquant que la guerre lancée par Trump était de plus en plus impopulaire. Le prix de l’essence avait dépassé les 4 dollars le gallon, les marchés boursiers avaient chuté à des niveaux historiquement bas et des millions d’Américains se préparaient à manifester. Treize soldats américains avaient été tués.
Certains des principaux soutiens de Trump critiquaient un conflit sans perspective de fin. Il incombait à la chef de cabinet de la Maison-Blanche, Susie Wiles, et à une petite équipe de conseillers d’informer le président que plus la guerre s’éternisait, plus elle menacerait sa popularité et les chances des républicains aux élections de mi-mandat de novembre, ajoute TIME.
Pour Trump, cet avertissement sans détour était déstabilisant. Selon un haut responsable de l’administration, le président a passé plusieurs matins ces derniers temps à visionner des extraits vidéo, compilés par des officiers, relatant des succès militaires. Il a confié à ses conseillers qu’être le commandant en chef chargé d’éliminer la menace nucléaire iranienne pourrait être l’un de ses plus grands accomplissements. Mais, d’après deux sources à la Maison-Blanche, Wiles craignait que ses collaborateurs ne présentent au président une vision idyllique de la perception de la guerre aux États-Unis, lui disant ce qu’il voulait entendre plutôt que ce qu’il avait besoin d’entendre. Elle avait exhorté ses collègues, selon ces mêmes sources, à être « plus francs avec le patron » quant aux risques politiques et économiques.








