Entré en vigueur lundi 13 avril, le blocus américain du Détroit d’Ormuz semble contradictoire avec les précédentes demandes du président américain réclamant justement la réouverture du détroit, contrôlé par les Gardiens de la révolution iraniens en représailles des bombardements.
Alors qu’une trêve de quinze jours entre les deux pays a été décidée le mardi 7 avril dernier, la situation pourrait s’empêtrer un peu plus. L’Iran estime en effet que le blocus américain est illégal et s’apparente à de la « piraterie ». Par ailleurs, au lendemain de sa mise en place, celui-ci semble déjà fragilisé. Tôt dans la matinée, mardi 14 avril, un navire immatriculé en Chine aurait bravé le blocus en traversant le détroit, rapportent plusieurs médias.
Selon des informations de L’Indépendant, il s’agirait d’un pétrolier chinois, le Rich Starry, appartenant à la compagnie Shanghai Xuanrun Shipping Co Ltd. Le navire, tout comme l’entreprise, serait visé par des sanctions américaines, notamment en raison de leurs affaires avec l’Iran. À la mi-journée, 14 pétroliers auraient franchi le détroit d’Ormuz. Selon France 24, l’un de ces navires serait un pétrolier battant pavillon panaméen, baptisé Peace Gulf ; un autre, le pétrolier Murlikishan, serait en route pour l’Irak.
À l’occasion d’une rencontre avec le prince héritier d’Abou Dhabi, le président chinois Xi Jinping a dénoncé le blocus naval américain. « Préserver l’autorité du droit international ne doit pas vouloir dire l’utiliser quand cela nous arrange, et la rejeter quand ce n’est pas le cas. Nous ne pouvons laisser le monde retourner à la loi de la jungle. La souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale des pays du Moyen-Orient et de la région du Golfe doivent être intégralement respectées », a-t-il déclaré.








