Le choc énergétique provoqué par la guerre en Iran a conduit mercredi le gouvernement allemand à diviser par deux sa prévision de croissance pour 2026, et à souligner son besoin d’accélérer les réformes pour redresser la première économie européenne.
Berlin table désormais sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,5% cette année, contre 1,0% en janvier, puis de 0,9% en 2027, contre 1,3% auparavant.
« La reprise économique attendue cette année est une fois de plus freinée par des chocs géopolitiques externes », a déclaré la ministre de l’Economie, Katherina Reiche.
L’inflation devrait quant à elle atteindre 2,7% cette année, contre 2,1% attendu en janvier, et 2,8 % l’an prochain, tirée par les prix de l’énergie.
Berlin s’aligne globalement sur les principaux instituts de conjoncture économique du pays, qui ont déjà abaissé leurs prévisions début avril, à 0,6% de hausse du PIB pour 2026 et 0,9% pour 2027, sous l’effet de la forte hausse des coûts énergétiques liée à la guerre.
Dans ce contexte, Reiche a souligné le « besoin de réformes structurelles profondes pour retrouver une économie en croissance et compétitive », le grand chantier du gouvernement du chancelier de Friedrich Merz au pouvoir depuis près d’un an.
Déjà affectée par le choc énergétique dû à la guerre en Ukraine, conséquence de sa forte dépendance au gaz russe, l’Allemagne « se situe de nouveau en bas du classement en termes de croissance au sein de l’UE, malgré d’importantes impulsions budgétaires », a résumé la ministre conservatrice (CDU) devant la presse.
Chez ses voisins, l’Italie légèrement revu mercredi sa prévision de croissance du PIB, à 0,6% en 2026, tandis que la France vise 0,9%.








