Les dirigeants européens, réunis vendredi en sommet à Chypre, ont tempéré les ardeurs d’adhésion rapide de l’Ukraine à l’Union européenne, en dépit des appels pressants de son président Volodymyr Zelensky.
« Il est clair pour tout le monde qu’une adhésion immédiate de l’Ukraine à l’UE n’est bien sûr pas possible », a résumé le chancelier allemand Friedrich Merz.
L’adhésion d’un pays à l’UE est « un processus long, très difficile, mais nous ne pouvons pas essayer de fixer des échéances artificielles en disant que ce sera dans trois mois ou dans dix ans », a souligné de son côté Antonio Costa le président du Conseil européen, à l’issue de ce sommet.
En clair, il est hors de question d’accorder un passe-droit ou de renoncer aux règles strictes encadrant le processus d’adhésion à l’UE.
L’entrée dans le club des 27 se fait « au mérite », ne cessent de rappeler les dirigeants européens, qui ne veulent pas être accusés de favoritisme par les autres pays candidats.
« La procédure au mérite doit être respectée afin que les deux parties sachent sur quoi elles peuvent se baser », a ainsi rappelé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
Arrivé jeudi soir à Chypre en réclamant une « pleine adhésion », le président Volodymyr Zelensky risque de devoir s’armer de patience.








