Le mercredi 24 avril 2026, la Tunisie, l’Algérie et la Libye ont franchi une étape majeure en signant la « Déclaration de Tripoli ». Cet accord vise à instaurer une utilisation « rationnelle et équitable » des eaux du Système Aquifère du Sahara Septentrional (SASS), une nappe phréatique géante s’étendant sous les trois pays. L’information est rapportée par le Site bengalais « Daily Sun » Selon la même source, le Système Aquifère du Sahara Septentrional est l’une des plus grandes réserves d’eau souterraine au monde, contenant plus de 40 000 milliards de mètres cubes d’eau fossile non renouvelable. La répartition géographique de cette ressource est inégale. L’Algérie détient un peu moins de deux tiers des réserves, la Libye possède environ un tiers du bassin, et la Tunisie abrite 8 % de la ressource sous son territoire. Un mécanisme de consultation inédit Le nouveau dispositif, dont la création avait été convenue par les présidents Kais Saied et Abdelmadjid Tebboune ainsi que par Mohamed el-Menfi en 2024, lance officiellement un « mécanisme de consultation » permanent. Ce système de gestion conjointe repose sur plusieurs piliers : Attribution de quotas : Sur la base de modèles mathématiques, chaque pays se verra allouer un quota d’extraction spécifique pour éviter l’épuisement de la nappe. Surveillance environnementale : Le mécanisme permettra de surveiller en temps réel les niveaux d’eau ainsi que les risques de pollution environnementale. Lutte contre la surexploitation : Face à la multiplication des forages atteignant parfois 1 000 mètres de profondeur, la coordination vise à freiner l’accélération du taux d’extraction
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