Le bilan des bombardements russes massifs qui ont frappé Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi s’est alourdi à 16 morts, réduisant encore un peu plus les espoirs d’un règlement de ce conflit meurtrier qui dure depuis plus de quatre ans.
Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a visé l’Ukraine avec 675 drones et 56 missiles russes dans la nuit de mercredi à jeudi, dont respectivement 652 et 41 ont été abattus par la défense, une vague d’attaques aériennes parmi les plus importantes de ces dernières semaines, 48 heures après la fin d’une trêve de trois jours.
Les alliés de l’Ukraine ont promptement dénoncé cette nouvelle attaque, le président français, Emmanuel Macron, y voyant la preuve de la « faiblesse » de Moscou, qui « ne sait pas comment terminer sa guerre d’agression ».
Les bombardements « montrent que Moscou mise sur l’escalade plutôt que sur la négociation », a déploré le chancelier allemand Friedrich Merz sur X.
La Russie « se moque ouvertement » des efforts diplomatiques pour ramener la paix en Ukraine, a pour sa part dénoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Les pourparlers entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, sont en suspens depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Les seules avancées concrètes des négociations précédentes sont des échanges de prisonniers.








