« Nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine », a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d’un point presse, ajoutant que les échanges se poursuivaient avec Washington « via le médiateur pakistanais ». L’Iran est cependant « pleinement prêt à toute éventualité », a-t-il ajouté, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump. Ce dernier, qui a promis dimanche qu’il « ne restera rien » de l’Iran si un accord n’est pas trouvé, laisse entrevoir une reprise prochaine des frappes et la fin de la fragile trêve.
L’Iran a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l’étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie. « L’équipe de négociation iranienne a fermement défendu ces points à chaque séance de pourparlers », a souligné le porte-parole, insistant aussi sur le versement de réparations pour la guerre, jugée « illégale et sans fondement ».
Dimanche, des médias iraniens avaient dénoncé les « conditions excessives » imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre. Selon l’agence Fars, ils exigent que l’Iran ne maintienne qu’un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux Etats-Unis. Washington a également refusé de débloquer « ne serait-ce que 25% » des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l’Iran pendant la guerre, selon la même source.








