AccueilMondeL'UE s'apprête à approuver la création de centres pour migrants à l'étranger

L’UE s’apprête à approuver la création de centres pour migrants à l’étranger

L’Union européenne a repoussé à jeudi des discussions sur une réforme de sa politique migratoire, qui permettrait la création de centres pour migrants en dehors de son territoire.

Ces « hubs de retour » sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l’Autriche et l’Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir – avant même d’attendre ce feu vert européen.

Parmi les pistes envisagées : le Rwanda, l’Ouganda ou encore l’Ouzbékistan.

Le concept a été proposé par la Commission européenne il y a un peu plus d’un an en plus d’autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre des expulsions du territoire européen.

Les Etats membres et le Parlement européen l’ont examiné au pas de charge et étaient proches de l’approuver mercredi soir. Mais ont décidé de repousser à jeudi matin les négociations sur un dernier point de blocage.

Bruxelles veut donc autoriser les Etats européens à envoyer des personnes dont la demande d’asile a été rejetée dans des centres installés dans des pays tiers. Les fameux « hubs de retour ».

Le texte en discussion inclut également des règles et des sanctions plus strictes pour les migrants refusant de quitter le sol de l’UE, comme des confiscations de documents d’identité, des détentions et des interdictions d’entrée prolongées sur le territoire.

Plusieurs sources ont dit à l’AFP qu’une liste d’une dizaine de pays susceptibles d’accueillir ces centres — ou des dispositifs similaires — avait déjà été établie. Un diplomate ayant requis l’anonymat assure que certains de ces pays ont même déjà été approchés.

L’Allemagne, très active sur ce dossier, a dit vouloir conclure de premiers accords « d’ici à la fin de l’année ». D’autres pays, dont la France et l’Espagne, se montrent sceptiques quant à leur efficacité et sont restés en retrait des discussions.

L’UE explore en parallèle d’autres façons d’expulser des migrants. Elle a notamment annoncé la semaine dernière avoir invité une délégation de responsables talibans à Bruxelles pour évoquer le renvoi de migrants en Afghanistan, suscitant là encore une levée de boucliers au sein de la gauche et de la part d’ONG.

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