La Cour suprême d’Israël a rejeté à l’unanimité une politique gouvernementale interdisant aux représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de rendre visite aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.
Le tribunal a statué qu’en empêchant la Croix-Rouge de rendre visite aux prisonniers, le gouvernement avait enfreint le droit israélien et international, et que par conséquent cette politique devait être abrogée.
Elle a également statué que le gouvernement n’avait pas présenté de fondement juridique à sa politique d’annulation de toutes les visites après le 7 octobre.
Les violences perpétrées par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée ont atteint des niveaux sans précédent. Toutes les visites aux prisonniers ont été suspendues et aucune information les concernant n’a été communiquée – une pratique pourtant courante avant la guerre.
C’était la première fois en 50 ans qu’Israël empêchait les visites de la Croix-Rouge, selon l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI), qui a déposé la pétition.
« Pour la première fois en près de trois ans, les plus de 9 000 prisonniers palestiniens détenus dans les prisons et centres de détention militaires israéliens recevront la visite de la Croix-Rouge », a déclaré l’ACRI. L’interdiction de ces visites est restée en vigueur même après le cessez-le-feu conclu en octobre dernier.
La décision prise par la Cour suprême intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant les mauvais traitements infligés aux détenus palestiniens dans les prisons israéliennes.








