Selon des statistiques récemment publiées par l’ONU et le gouvernement libanais, 40 % des plus d’un million de personnes déplacées par ce conflit qui a débuté il y a quatre mois sont rentrées chez elles.
Mais pour beaucoup de ceux dont les maisons ont été endommagées ou détruites lors des attaques de l’armée israélienne, la vie n’est pas encore revenue à la normale. Certains ont même installé des tentes près de leurs habitations, et dans certains villages, la vie est tout simplement invivable.
Les dégâts sont considérables. Le réseau électrique est hors service, il n’y a plus d’eau courante ni de télécommunications.
Lorsque l’on interroge les responsables locaux de ces villages, ils disent : « Nous n’avons pas assez d’argent pour réparer les dégâts et aider ces personnes à retourner chez elles. »
Mais cela représente 40 à 60 % des résidents qui ne peuvent pas rentrer chez eux, car beaucoup viennent de la zone d’occupation israélienne. Cela concerne des centaines de milliers de personnes.
À Bint Jbeil, l’armée israélienne a diffusé dimanche une vidéo montrant la démolition d’un quartier entier. C’est ce qu’ils font depuis un certain temps. Selon les statistiques gouvernementales, jusqu’à 90 000 logements ont été détruits ou endommagés.








