Quelques heures après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national, Marine Le Pen a confirmé qu’elle défendra les couleurs de son parti pour la quatrième fois à l’élection présidentielle.
Elle briguera l’Élysée au printemps prochain pour la quatrième fois. Condamnée à trois ans de prison dont un ferme aménagé sous bracelet électronique, mardi 7 juillet, par la cour d’appel de Paris, la fille de Jean-Marie Le Pen fait volte-face et a annoncé mardi soir sur TF1 qu’elle sera bien candidate.
Lors de cette première prise de parole depuis sa condamnation, Marine Le Pen a expliqué qu’elle comptait se pourvoir en cassation. « À partir du moment où ma peine d’inéligibilité est purgée, alors je veux aller au bout des voies de recours pour défendre mon innocence dans ce dossier » a renchéri la dorénavant candidate à l’élection présidentielle de 2027.
En février dernier, la députée du Pas-de-Calais avait pourtant déclaré qu’elle ne serait pas en mesure de mener une campagne dans de bonnes conditions si jamais elle devait porter un bracelet électronique.
Ce changement de décision, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale l’explique par le fait que, selon elle, son pourvoi cassera la décision de la cour d’appel et elle pourra donc faire campagne sans bracelet électronique. Une interprétation juridique de Marine Le Pen qui devra toutefois être confirmée par la justice. Dans un plaidoyer enthousiaste, la quadruple candidate a dit se réjouir que « les Français puissent avoir le choix ».








